LE CHOIX PRO-TOOLS
Comment décrire un système d'enregistrement et de montage audio qui est devenu un standard...
Au départ, Protools "n'est" qu'un magnétophone numérique à quatre pistes, puis le temps passant, le nombre de pistes augmente, on peut insérer directement des effets virtuels(plug ins), les options de time compression/expansion sont développées, le MIDI est intégré, les surfaces de contrôles se multiplient, on peut utiliser Protools en sonorisation, comme console d'enregistrement en studio, etc etc
Avec les années, Protools est devenu un outil complet, et surtout une référence qu'on trouve aussi bien dans le home studio de votre voisin ou chez George Lucas. Alors forcément, chacun se fait son idée sur les capacités de la bête, tout le monde a un avis, certains détestent, d'autre forcément adorent... Et nous ? Nous avons choisi la voie du milieu, Petit Scarabé (à moins que ce ne soit "jeune padawan").
Entrons tout de suite dans le vif du sujet, avec le classique "Protools c'est bien, mais ça a pas d'son !", le tout asséné péremptoirement, coupant court à toute réplique.
Evidemment, dans les premières versions de Protools, ce n'était pas la matière sonore que l'on remarquait en premier. Il est vrai que les convertisseurs AD/DA demandaient à être améliorés. En attendant, c'était le premier magnéto où on n'allait pas rechercher une prise coupée par erreur dans la poubelle (pour les plus jeunes, je précise qu'il s'agit bien là d'une vraie poubelle, pleine de morceaux de bande magnétique). Avec le temps, le nombre de pistes disponible était plus important, mais le son guère meilleur. Depuis les versions HD, les convertisseurs ayant été nettement améliorés, en même temps que la définition, il s'agit d'un débat qui n'a plus lieu d'être. Je précise toutefois pour les puristes, que l'on peut toutefois utiliser d'autres interfaces que celles de Digidesign, comme par exemple celles de chez Lynx (dont, comme par hasard, le studio est équipé ! )
Et puisque nous sommes dans les lieux communs, profitons-en pour nous intéresser au traditionnel "Ouais, mais les plugs, ça sonne pas comme du vrai !", non moins péremptoirement asséné que précédemment, qui entraîne à sa suite le fameux : "Et le 24 décembre, y'à un p'tit vieux avec une barbe blanche qui vole dans le ciel, trainé par des rennes !"
Evidemment, on ne peut pas avoir l'équivalent d'un studio bourré de bon vieux périphériques analogiques sur une Ilok. On peut juste avoir quelquechose qui y ressemble, souvent plutôt bien, parfois à s'y méprendre, mais dans tous las cas, ce ne sera pas la même chose que des vrais !
"Et alors ? ", me direz-vous, "c'est bien ou c'est pas bien Protools ?". C'est comme toutes les technologies, il ne faut pas en abuser : un bon vieux CD de 1984, avec que du medium, pas de dynamique et pas de grave, c'est pas bien ; mais une vieille cassette de l'époque, avec certes de la dynamique et du bas, mais autant de bruit de fond que de signal, c'est pas terrible non plus. Et je ne parle pas d'un fichier mp3 avec toutes les cymbales qui phasent...
Prenons le meilleur et le plus pratique de chaque technologie (mixons avec des curseurs et pas de souris, enregistrons sans support, etc) et nous devrions approcher d'une espèce de perfection.
Chez Bellagio, nous suivons cette voie, vous nous direz ce que vous en pensez.